Des mégaprojets à la performance mesurable : 2026 marquera une réinitialisation des infrastructures au Moyen-Orient
À l’approche de 2026, le Moyen-Orient entre dans une phase de développement plus exigeante. Si la dernière décennie a été marquée par l’ampleur des ambitions, la prochaine sera définie par la précision, la performance et la création de valeur à long terme. Dans toute la région, les infrastructures et le développement urbain ne sont plus considérés comme de simples projets emblématiques ; ils sont désormais évalués comme des portefeuilles d’investissements devant simultanément améliorer la mobilité, la productivité, la résilience et la réduction des émissions de carbone. Cette évolution constituera l’un des principaux enjeux de 2026.
Dans le cadre de cette transition, les grandes organisations chargées de la réalisation des projets adaptent déjà leurs modèles opérationnels. Egis, par exemple, a dépassé ses objectifs financiers pour 2026 avec deux ans d’avance, enregistrant un chiffre d’affaires de 2,164 milliards d’euros en 2024, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente. Le groupe a également atteint un carnet de commandes record de 4 milliards d’euros et réalisé d’importants progrès en matière de transformation numérique et d’ingénierie alignée sur les objectifs climatiques. Ces résultats illustrent l’évolution régionale et mondiale vers des performances mesurables et des résultats à forte valeur ajoutée, plutôt qu’une simple recherche de croissance par la taille.
La dynamique du marché demeure solide. Au Moyen-Orient, le secteur de la construction d’infrastructures devrait passer d’environ 204 milliards de dollars en 2025 à près de 266,7 milliards de dollars d’ici 2030, soit un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 5,51 %.
En Asie du Sud, le marché de la construction connaît également une expansion rapide. Évalué à environ 1 030 milliards de dollars en 2024, il devrait progresser à un TCAC d’environ 5,8 % jusqu’en 2028. Cette croissance ne constitue pas simplement la poursuite des cycles précédents ; elle reflète des engagements structurels en faveur de la diversification économique, du tourisme, de la logistique, de l’industrie avancée et de l’importance stratégique d’infrastructures fiables pour renforcer la compétitivité régionale.
Une accélération similaire est observée en Asie du Sud, principalement portée par l’Inde. Le secteur des infrastructures y est estimé à environ 190,7 milliards de dollars en 2025 et devrait atteindre près de 280,6 milliards de dollars d’ici 2030, ce qui représente un taux de croissance annuel composé d’environ 8 %.
Pris ensemble, ces développements confirment une réalité commune pour 2026 : les infrastructures ne servent plus uniquement à absorber la croissance démographique et économique, mais aussi à transformer les modèles économiques vers des services à plus forte valeur ajoutée, une connectivité commerciale renforcée et des systèmes urbains plus résilients et adaptés aux défis climatiques.
Trois domaines clés façonneront particulièrement l’année 2026 : les réseaux de mobilité, le développement urbain durable, ainsi que la transition énergétique et industrielle.
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